Programme de Protection Sociale Adaptative au Sahel

Burkina Faso

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© Dominic Chavez / Banque mondiale

Mises à jour récentes

Au Burkina Faso, le Projet d’autonomisation économique des ménages pauvres et vulnérables pour la résilience et la protection sociale adaptative (PARPS) (2026-2031), récemment approuvé avec l’appui du PPSAS, constituera un instrument stratégique pour élargir les opportunités économiques des ménages pauvres et vulnérables et renforcer le système national adaptatif de protection sociale. Approuvé en juin 2026, le projet s’appuie sur les acquis du Projet filets sociaux Burkina-Naong Sa Ya (2014-2024), mis en œuvre avec le financement du PPSAS et de l’Association internationale de développement (IDA). Afin d’accompagner le Gouvernement dans la préservation et le renforcement des capacités institutionnelles entre ces deux projets, le PPSAS a fourni une assistance technique pratique et des orientations opérationnelles, accompagné la conception du programme et contribué au renforcement des partenariats existants.

En 2026, le PPSAS a appuyé une série d’ateliers techniques et de sessions de concertation ayant permis de consolider une vision commune du dispositif institutionnel du nouveau projet. Celui-ci comprend notamment le programme national de référence en matière de filets sociaux, le Programme national d’Appui a l’Autonomisation des Ménages Pauvres et Vulnérables (PAMPV), ainsi que la poursuite du déploiement du Registre social unique (RSU). En mai 2026, le PPSAS a également soutenu l’organisation d’un atelier technique régional consacré aux mécanismes de paiement, réunissant des représentants du Gouvernement du Burkina Faso et des experts techniques de neuf pays du Sahel et d’Afrique de l’Ouest. À l’avenir, les activités du PPSAS viseront à accompagner l’entrée en vigueur du nouveau projet, à accélérer son démarrage opérationnel et à élargir la mobilisation des acteurs autour d’une vision partagée de la protection sociale adaptative (PSA) dans le pays.

Contexte

Le Burkina Faso fait face à une pauvreté et une vulnérabilité généralisées, à de faibles niveaux de capital humain, ainsi qu’à des chocs climatiques, sécuritaires et économiques de plus en plus fréquents. Plus de 43 % des Burkinabè vivent sous le seuil de pauvreté, soit l’un des taux les plus élevés au monde. Pour les ménages pauvres et vulnérables, le faible niveau d’éducation et l’accès limité aux ressources, à l’emploi et aux opportunités économiques rendent particulièrement difficile leur sortie durable de la pauvreté, dans un contexte de participation limitée au marché du travail et de prédominance du secteur informel, notamment chez les jeunes et les femmes.

La récurrence de chocs, souvent concomitants, accentue ces vulnérabilités, notamment lorsqu’ils sont liés au changement climatique et à l’insécurité. Au cours des trois dernières années, un Burkinabè sur deux vivant en milieu rural a été touché au moins une fois par la sécheresse — dont la fréquence augmente — ou par des pluies irrégulières. Durant la seule période de soudure de 2024, environ trois millions de Burkinabè étaient en situation d’insécurité alimentaire. La situation sécuritaire demeure fragile et volatile, avec environ deux millions de personnes déplacées internes (PDI) en 2023, soit près de 9 % de la population. Si les opérations de restauration de l’autorité de l’État sur le territoire national ont permis le retour progressif de 1,2 million de personnes à mars 2026, de nouvelles PDI ont également été enregistrées en 2025.

Certains groupes vulnérables sont particulièrement exposés. Les inégalités de genre limitent l’accès des femmes et des filles aux ressources et renforcent leur risque de pauvreté, d’insécurité alimentaire, de déplacement et de violences basées sur le genre, tandis que les jeunes se heurtent à d’importantes contraintes d’accès à l’emploi.

Le Burkina Faso a engagé d’importantes réformes pour renforcer son système national de PSA. Ces efforts, notamment à travers la Stratégie nationale de protection sociale 2024-2028, visent à étendre la couverture, améliorer la coordination et renforcer la capacité de réponse aux chocs, afin de maximiser les effets sur la réduction de la pauvreté. La stratégie met l’accent sur des instruments clés tels que le RSU, les programmes réguliers et de réponse aux chocs, une meilleure prise en compte des besoins des PDI et des retournés, ainsi qu’une coordination renforcée entre l’assistance humanitaire et les interventions de long terme. Au cœur de cette stratégie figure le PAMPV, créé en 2024 mais non encore opérationnalisé.

Activités du PPSAS

Les activités actuelles du PPSAS au Burkina Faso s’inscrivent dans le cadre du Projet d’autonomisation économique des ménages pauvres et vulnérables pour la résilience et la protection sociale adaptative (PARPS) (2026-2031), approuvé en juin 2026. Le projet vise à élargir l’accès des ménages pauvres et vulnérables aux opportunités économiques et à renforcer le système national de PSA, en appui direct à la Stratégie nationale de protection sociale et au PAMPV. Le PAMPV a pour objectif de couvrir 200 000 ménages parmi les plus pauvres d’ici 2029, soit environ 14 % de la population. Dans le cadre du projet, 120 000 ménages bénéficiaires et leurs 720 000 membres — avec une attention particulière portée aux femmes, y compris les PDI vivant dans les communautés d’accueil et les localités de retour — devraient bénéficier d’activités d’inclusion économique et de mesures d’accompagnement visant à renforcer le capital humain, l’adaptation au changement climatique et la cohésion sociale au sein des communautés. Le projet contribuera également à l’enregistrement d’environ 500 000 nouveaux ménages, soit 3 millions de personnes, dans le RSU, qui constitue une porte d’entrée vers différents programmes sociaux, tout en actualisant les mécanismes d’identification des ménages pauvres sur la base de critères plus transparents et objectifs, fondés sur de nouvelles enquêtes auprès des ménages.

Projet d’opportunités économiques pour la résilience

Résumé du projet

Durée du projet : juin 2026 – juin 2031

Financement :

  • Association internationale de développement (IDA) : 100 millions de dollars américains

  • Fonds fiduciaire multi-bailleurs du PPSAS : 20 millions de dollars américains

Le Projet d’opportunités économiques pour la résilience s’appuie sur les acquis du précédent Projet filets sociaux, connu localement sous le nom de « Burkina-Naong Sa Ya » « Mettre fin à la pauvreté » en français, qui a bénéficié d’un financement du PPSAS à hauteur de 46 millions de dollars américains. Mis en œuvre sur une période de dix ans, entre 2014 et 2024, le projet visait à poser les bases d’un système de filets sociaux adaptatif et à élargir l’accès des ménages pauvres et vulnérables aux filets sociaux. Il a également permis d’établir un cadre de dialogue technique et opérationnel soutenu avec les homologues gouvernementaux et les partenaires au développement.

Le Projet filets sociaux a enregistré des résultats significatifs, malgré la dégradation progressive de la situation sécuritaire depuis 2016. Il a bénéficié à 1,29 million de personnes dans 9 des 13 régions du pays, à travers notamment des transferts de filets sociaux réguliers et des transferts en réponse aux chocs, ainsi que des activités d’inclusion économique. En outre, plus de 277 220 ménages avaient été enregistrés dans le RSU à juin 2025 ; les systèmes d’information et de gestion ont été intégrés afin d’améliorer la coordination et l’efficacité ; et un centre d’appels national a été mis en place pour assurer la gestion des plaintes et renforcer la redevabilité dans la prestation des services. Dans le cadre du projet, un cadre national des filets sociaux a été établi à travers l’élaboration et l’adoption du PAMPV, permettant de renforcer la coordination nationale des interventions et marquant une étape importante dans la consolidation du système national de PSA. Le projet a également contribué au renforcement de l’expertise nationale en matière de conception et de mise en œuvre des filets sociaux.

Pour en savoir plus sur les activités du PPSAS en appui aux progrès de la PSA au Burkina Faso, consultez notre dernier rapport annuel ici (en anglais).

Dernière mise à jour: juil. 24, 2026